Marche pour les droits des femmes - Bruxelles le 08/03/26

La Ligue Internationale Antispéciste était présente le dimanche 08 mars 2026 à Bruxelles lors de la marche pour les droits des femmes pour dénoncer les structures de domination patriarcale qui exploitent et violentent les individus humains et non humains, et particulièrement les femmes.

Le féminisme antispéciste dénonce un continuum de violences, traitant les femmes et les animaux comme des propriétés ou des objets plutôt que des individus. Ce jour là, c’est à près de 25.000 personnes que nous avons donné à voir et à réfléchir ce continuum par notre présence et nos slogans. Les manifestations de grande envergure sont des occasions uniques de donner à voir l’antispécisme. Il faut les saisir ! 🔥

💡 Nombre d’animales subissent une oppression différenciée des mâles. Pourquoi ?

  1. Parce qu’elles sont produites à la chaîne pour être exploitées et que la durée de leur exploitation dépasse très largement celle des mâles notamment pour récolter les produits dérivés du lait.
  2. Parce qu’elles sont systématiquement violées chaque année, parfois à plusieurs reprises, pour perpétuer les élevages.
  3. Parce qu’elles voient leurs enfants leur être arrachés à la naissance pour l’industrie laitière. Tout comme les animales, nous constatons que le corps des femmes humaines, leur image sexualisée, leur force de travail sont exploités. Chaque jour, les femmes subissent des violences, des
    viols, des féminicides, autant d’oppressions quotidiennes d’un système qui les broie.

💥 Pourquoi l’Etat ne lutte-t-il pas contre cette réalité dramatique ?

Parce que le patriarcat (et le capitalisme) emploie contre les femmes humaines les mêmes procédés systémiques acceptés sans réserve contre les animaux non humains.

  1. Exploitation du corps reproducteur : l’industrie de l’élevage repose sur la gestion forcée du système reproducteur des femelles (vaches, truies, poules, lapines, …), un parallèle direct avec le contrôle historique du corps des femmes.
  2. Logique de marchandisation : animaux et femmes sont, à des degrés différents, considérés comme des marchandises ou des propriétés afin de justifier leur soumission.

3. Prédation masculine et patriarcat : la domination masculine impose la soumission (de la nature, des animaux, des femmes, …). Cette violence consacre l’humain mâle, blanc, adulte, maître de lui-même et en pleine capacité de ses moyens physiques et intellectuels, au détriment de tous les autres.

C’est pourquoi l’histoire du mouvement de libération des femmes et celui de libération animale sont intimement liés. La Ligue Internationale Antispéciste poursuit cet héritage et plaide pour la convergence des mouvements de libération. Tarir à la source l’exploitation animale asséchera l’idéologie et les moyens qui sous-tendent l’oppression des femmes humaines.

Nous avons un ennemi en commun : le patriarcat.

Le spécisme n’est pas dangereux que pour les animaux. Abolir l’exploitation animale est un préalable indispensable pour éliminer les procédés violents que le suprémacisme mâle applique aux femmes.