LA L.I.A. partage ici toute une série de conférences et de séminaires qu’elle estime essentiels et qui seront susceptibles de modifier vos conceptions du véganisme et de l’antispécisme et des stratégies de lutte pour leur avènement.
Faut-il être dans le système pour le changer ou le défier de l’extérieur ? La radicalité est-elle un moteur de transformation ou un piège qui divise ? Peut-on lutter sans se trahir ? Cet épisode part d’un constat simple : les tensions entre militantisme réformiste et activisme radical traversent toutes les luttes – climat, antiracisme, féminisme, justice sociale. À partir d’exemples historiques et contemporains, de Lénine à Malcolm X, de Greta Thunberg à Bourdieu, on explore les dynamiques complexes du militantisme : les postures, les stratégies, les effets secondaires, les conflits internes… et les zones grises. Avec une question en toile de fond : comment agir sans se perdre ? Et surtout, comment faire bouger les lignes dans un monde qui résiste au changement ? Un épisode pour celles et ceux qui luttent, doutent, cherchent, tombent et recommencent. A ne surtout pas manquer !
Dans le cadre de la 4e édition de la Quinzaine de la Sentience, le Projet Méduses organise une table-ronde en ligne ayant pour thème « Discours écolos : où sont les animaux ? »On y interrogera l’invisibilisation des animaux non humains par certains discours écologistes, environnementalistes ou sur le « vivant » et son impact sur les victimes du spécisme. Avec Jean-Marc Gancille, Lyla M. (« Raie futée) et Victor Duran-Le Peuch.
Une déconstruction pertinente du langage spéciste à mettre en relation avec l’ouvrage de Marie-Claude Marsolier : « Le mépris des bêtes ». Essentiel !
On pourrait légitimement s’attendre à ce que l’écologie politique soit a minima sympathique et une alliée de la lutte contre le spécisme. Or un courant intellectuel mobilisé autour du concept de ‘vivant‘, qui a une influence croissante au sein de la pensée écologiste francophone, se positionne en réalité en opposition idéologique au combat pour la libération animale. Cette conférence a pour but d’analyser les ressorts du spécisme décomplexé de ces penseur-euses du vivant.
Comment comparer les intérêts et les capacités au bien-être entre différentes espèces ? Faut-il hiérarchiser ces intérêts selon les espèces ou s’agirait-il d’un biais spéciste injustifié et débunkable ? Cette conférence a pour but de clarifier ce dont on parle quand on parle de comparaisons et de hiérarchie entre espèces, en identifiant trois débats distincts qui recoupent ces questions et en donnant un aperçu des recherches actuelles répondant à chacun de ces débats.
« La sentience est la capacité à avoir des expériences positives ou négatives, à éprouver des choses subjectivement. C’est un concept encore trop peu connu, pas toujours très bien défini et souvent mal compris… C’est pourtant une notion primordiale et vouée à prendre beaucoup plus d’importance dans nos réflexions éthiques, sociales et politiques dans les années à venir. » Pour cette conférence organisée dans le cadre du « Mois de la Sentience » du pôle animaliste EVA de l’association universitaire pour une écologie solidaire à l’UNIL et l’EPFL Unipoly (unipoly.ch), et l’association pour la philosophie EPphilo à l’EPFL, Victor Duran-Le Peuch (podcasteur de Comme Un Poisson Dans l’Eau) démystifie la sentience, en résumant ce qu’il y a de plus important à en connaître en dix idées synthétiques !
La REV a tenu ses premières UniREVcités d’été avec une douzaine de conférences et un village associatif. Un événement qui a marqué un temps fort de notre parti d’écologie radicale, antilibérale et antispéciste avant une rentrée ambitieuse.
Lors de la première édition de la Quinzaine de la Sentience, le Projet Méduses avait organisé un Space Twitter entièrement dédié à la sentience et au sentientisme ! Retrouvez désormais cette table ronde passionnante. Nous avions échangé autour de questions telles que : • Qu’est-ce que la sentience et le sentientisme ? • Comment déterminer qui est sentient ? • Quelle est la pertinence du critère de sentience dans la considération morale qu’on accorde à un individu ? • Quelles implications par rapport à l’humanisme, à l’anthropocentrisme, au biocentrisme ? …Et beaucoup d’autres ! Avec la participation de : • Florence Dellerie – Lyla, Orlando H-Benta, • Victor Duran-Le Peuch, YohannHoarau et Jihem Doe & Rimuru en animation et Takara pour la modération.
Tout ce qu’il faut savoir sur le spécisme.
Et si les antispécistes avaient raison ? Qu’est-ce que ça impliquerait pour nos sociétés ? Peut-on se contenter de « laisser les animaux tranquille » ? Ou bien ne faudrait-il pas plutôt repenser nos catégories de citoyenneté, pour envisager une société mixte humains-animaux ? On va parler de Zoopolis, un classique de la littérature sur les droits des animaux.
Cette fiction gastronomique est librement inspirée d’une expérience de pensée classique en philosophie. On la retrouve esquissée dans « Zoopolis » de Sue Davidson et Will Kymlicka, où ces extraterrestres sont nommés les « Télépathes ». Cette vidéo hilarante vous aidera à comprendre ce qu’est le spécisme.
Au sein du mouvement animaliste, les militant-e-s ont tendance à être très critiques envers les mangeur-euse-s d’animaux, voire parfois même envers les végétarien-ne-s. Nous ne voulons pas collaborer avec ces personnes parce que cela ne serait pas cohérent de leur part de militer pour la fin de l’exploitation animale tout en y contribuant financièrement. Et la cohérence, c’est important, non? Cette présentation a pour objectif de remettre en question l’idée selon laquelle nous n’avons pas besoin de ces personnes pour militer avec nous. Elle abordera des sujets comme la cohérence, la recherche de pureté personnelle et l’impact négatif qu’elles ont sur notre mouvement et, par conséquent, sur les animaux. Fabien Truffer est porte-parole et militant de l’association PEA – Pour l’Égalité Animale. Est-ce que c’est sa formation de juriste qui fait qu’il aime parfois jouer l’avocat du diable? Peut-être…A ne surtout pas manquer !
Le mouvement animaliste est complexe. Plusieurs courants idéologico-stratégiques s’y côtoient et s’opposent parfois. Faut-il préférer l’éducation, la confrontation, ou encore l’action politique ? Avec quels effets ? Ces stratégies sont-elles exclusives ? Si la question animale est longtemps restée l’apanage de la philosophie morale, de plus en plus de chercheurs en sciences politiques s’y intéressent. Ce tournant universitaire s’accompagne d’une politisation grandissante de certains acteurs du mouvement, qui cherchent non pas seulement à faire changer les comportements individuels, mais bien les règles de la société. Pourquoi ? Et comment ? Quels exemples peuvent être donnés de succès politiques à l’étranger ? Les défenseurs des animaux ne sont pas les seuls à se mobiliser. Dans certains pays, le mouvement est confronté à différentes formes de répression et de contre-mobilisation : quelles sont-elles ? Quels buts visent-elles ? Qui en sont les acteurs ? Melvin Josse est doctorant en sciences politiques à l’université de Leicester et notamment l’auteur de Militantisme, politique et droits des animaux. A ne surtout pas manquer !